Téléchargez la présentation
Agenda
-
29 février 2012 - 29 mai 2012 (Toute la journée)
-
30 mai 2012 - 31 mai 2012 (Toute la journée)
-
7 juin 2012 (Toute la journée)
-
11 juin 2012 - 15 juin 2012 (Toute la journée)
-
13 juin 2012 - 15 juin 2012 (Toute la journée)
-
18 juin 2012 - 21 juin 2012 (Toute la journée)
-
4 juillet 2012 - 6 juillet 2012 (Toute la journée)
-
27 novembre 2012 - 28 novembre 2012 (Toute la journée)
-






L’AVC est selon la définition internationale “un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire”. Tout AVC comporte une lésion cérébrale responsable du déficit neurologique et une lésion vasculaire sous-jacente qui est la cause immédiate de l’accident et en explique sa brutalité.
On estime que sur au minimum 120 000 personnes victimes d’AVC, environ 30 000 vont mourir dans les premiers mois, 60 000 vont garder un handicap de sévérité variable et seulement 30 000 vont récupérer sans séquelles ou avec des séquelles minimes.
De plus, 25% des AVC surviennent chez les moins de 65 ans, et plus de 50% chez les personnes de 75 ans et plus. Après un premier AVC, le risque de récidive est important et est estimé entre 30 et 43% à cinq ans.
L’AVC est la première cause de handicap acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer et la troisième cause de mortalité en France.
Les AVC regroupent plusieurs affections au sein desquelles on distingue les :
Le poids financier pour l’assurance maladie et la société est considérable. Cela représente une dépense annuelle d’environ 8.3 milliards d’euros, avec 5.9 milliards pour le secteur de soins et 2.4 milliards d’euros pour le secteur médico-social.
Les conséquences des AVC sont très variables. Le type de séquelles dépend grandement de la région atteinte. Etant la première cause de handicap physique de l’adulte en France, ils sont souvent responsables de séquelles lourdes. L’accident peut toucher des grandes fonctions neurologiques, telles que la motricité (hémiplégie), la sensibilité (anesthésie, douleurs), le langage (aphasie), la vision, ce qui entraîne de nombreuses difficultés de réinsertion.
Un patient sur quatre ne reprendra jamais d’activité professionnelle et un patient sur quatre ayant fait un AVC est dépressif.
La prévention et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux sont une priorité de santé publique. Dans cette optique, un rapport intitulé « La prévention et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux en France » réalisé par la Docteure Elisabeth FERY-LEMONNIER, Conseillère Générale des Etablissements de Santé, a été publié en juin 2009. Ce rapport conclut les travaux du Comité de pilotage AVC installé par la Ministre en charge de la Santé le 28 novembre 2008.
On y trouve un état des lieux et la formulation de propositions pour améliorer la prévention et la prise en charge de l’AVC, la formation et la recherche, pour communiquer auprès du public et des professionnels et pour suivre l’efficacité des mesures préconisées.
Les propositions d’amélioration de la prévention et de la prise en charge de l’AVC s’articulent autour de quatre axes de préconisations, à savoir :
Les aspects de télémédecine concernant les AVC sont ainsi dénommés “Télé-AVC”, et sont partie intégrante de l’organisation de la filière de prise en charge des AVC.
Le “Télé-AVC” intègre la téléconsultation neurologique et la télé-radiologie au mieux dans un réseau de télémédecine régional, lorsque ce dernier existe. Le “Télé-AVC” décline ainsi tous les aspects nécessaires au diagnostic clinique, de l’imagerie, aux décisions thérapeutiques en passant par le suivi des patients.
Par un courrier de décembre 2008 adressé aux Agence Régionale d’Hospitalisation, la Ministre de la santé a souhaité que chaque région initie des projets de télé-radiologie, en vue de traiter plus efficacement les cas d’accidents cardiaques cérébraux. Chaque région devait ainsi initier en 2009 des projets de télé-radiologie.
L’Agence des Systèmes d’Information Partagés de Santé (ASIP) s’est vu confier la responsabilité de coordonner le déploiement des systèmes de télé-radiologie.
De nombreuses actions proposant des solutions existantes, en cours ou en projet, ont été initiées sur l’ensemble du territoire.
En Picardie, un projet de télémédecine appliquée à l’AVC est expérimenté entre le CHU d’Amiens, Unité Neuro-Vasculaires (UNV) de référence, et le CH d’Abbeville, dépourvu d’UNV.
En Ile-de-France, le projet ORTIF (Outil Régional de Télémédecine d’Ile-de-France) a pour objectif la mise en place d’une plateforme régionale de services de télémédecine. Il permet d’étendre la solution des urgences neurochirurgicales notamment, aux urgences neuro-vasculaires, dont les AVC, avec la mise en place d’une garde neurologique et l’adjonction d’une solution de visio-conférence.
En Nord-Pas-de-Calais, un projet de garde tournante en neurologie a démarré opérationnellement en février 2010 ; 20 000 dossiers ont transité sur la plateforme de Télé-imagerie du Nord-Pas-de-Calais. Cette solution hébergée par le SIIH 5962 (Syndicat Inter-hospitalier d’Informatique Hospitalière) Nord-Pas-de-Calais et opérée par la société Accelis Vepro est soutenue par l’Agence Régionale de Santé, la Région et le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional). Elle a pour objectif d’améliorer la prise en charge des AVC dans des secteurs en difficulté.
En Rhône-Alpes, le CHU de Saint-Etienne a acquis un droit d’usage sur la plateforme Adobe Acrobat Connect qui a vocation à être utilisée pour de la télémédecine appliquée à l’AVC par l’UNV du CHU. Adobe Connect permet tout à la fois, pour le neurologue de l’UNV, de visualiser le patient et de visualiser l’image du poste du médecin demandeur, avec possibilité de prise de contrôle du poste à distance.
Plusieurs idées de projets sont en réflexion et seront peut être intégrés au plan télémédecine, fin décembre 2011. Notamment le projet “Oscars”, acronyme d’Organisation des Soins Coordonnés de l’ARS, qui permettrait d’assurer un suivi des patients plusieurs mois après une hospitalisation. L’outil viserait particulièrement l’AVC et les pathologies chroniques. Un autre projet touchant « un autre applicatif pour l’imagerie », permettrait d’améliorer la permanence des soins et la qualité de l’expertise, en particulier dans la prise en charge de l’AVC.
En Pays-de-Loire, un pilote de télémédecine appliquée à l’AVC entre le CHU de Nantes et les CHs de St-Nazaire et Chateaubriand est en cours, s’appuyant sur l’infrastructure de transmission d’images TSI (transmission d’images sans fil) utilisée par le réseau Reti-Ouest (prise en charge des urgences neurochirurgicales) et combinée à une solution de visio-conférence à déterminer.
En Bretagne, un centre d’expertise neuroradiologique s’est mis en place. Il est piloté par les CHU de Rennes et de Brest. Les hôpitaux échangent leurs savoirs via internet pour un diagnostic plus rapide des AVC. Ces établissements ont des équipes compétentes en neuroradiologie et la technologie indispensable à un diagnostic rapide et précis des AVC, grâce à l’Imagerie à Résonnance Magnétique (IRM) qui est un équipement très coûteux.
La télémédecine, pour la prise en charge de personnes atteintes d’AVC est un progrès considérable, lorsque l’on sait que chaque minute perdue lors de la prise en charge correspond à une perte de deux millions de neurones chez la personne atteinte.
Outre les solutions de télésanté pour la prise en charge des AVC sur notre territoire, l’aspect préventif de l’AVC est non négligeable.
Selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), les connaissances des Français relatives à l’AVC sont faibles et disparates, autant en ce qui concerne les symptômes que la conduite à tenir. En effet, les symptômes peuvent apparaître brutalement et disparaître sans laisser de trace, en moins de 24 heures. Il s’agit alors d’un Accident Ischémique Transitoire (AIT) qui est un signe avant coureur. Le rapport mentionne également que seuls 50% des Français ont recours au Centre 15, bien que le délai d’arrivée aux urgences soit un point important de prise en charge.
De plus, les personnes atteintes d’AVC et gardant des séquelles motrices ou cognitives, devront apprendre à vivre différemment et devront s’adapter au mieux à cette diminution d’autonomie. La télésanté peut intervenir dans le cadre via des programmes d’éducation thérapeutiques.
Et pourtant ces accidents ne doivent pas être considérés comme une fatalité : ces accidents ont des explications, des facteurs de risque dont il faut s’informer et contre lesquels on peut lutter.
Sources :
Informations
Focus Unité Neuro -Vasculaire
Les UNV regroupent une équipe pluridisciplinaire de médecins (neurologie, neurochirurgie, cardiologie, réanimation…) et paramédicaux (kinésithérapeutes, orthophonistes…) spécialisés et formés à la prise en charge des AVC. Elles prennent en charge les patients 24h/24 7j/7.
L’expérience de l’équipe, la prévention des complications, l’accès au plateau technique de neuroradiologie, la mise en place de protocoles de soins et l’accès rapide à des avis spécialisés permettent de diminuer significativement le risque de décès et de handicap des patients victimes d’un AVC admis dans les heures qui suivent le début des symptômes.
La création des UNV en France a fait l’objet de 2 circulaires ministérielles en 2003 et 2007. La création de 140 UNV était envisagée dans le cadre du SROS 3 ; une soixantaine d’unité existent aujourd’hui.
Plus d’informations :