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Agenda
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29 février 2012 - 29 mai 2012 (Toute la journée)
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30 mai 2012 - 31 mai 2012 (Toute la journée)
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7 juin 2012 (Toute la journée)
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11 juin 2012 - 15 juin 2012 (Toute la journée)
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13 juin 2012 - 15 juin 2012 (Toute la journée)
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18 juin 2012 - 21 juin 2012 (Toute la journée)
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4 juillet 2012 - 6 juillet 2012 (Toute la journée)
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27 novembre 2012 - 28 novembre 2012 (Toute la journée)
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Errance sécurisée
A la demande de son conseil d’administration en 2010, le Centre National de Référence Santé à Domicile et Autonomie (CNR-Santé) a lancé en 2011 une initiative stratégique pour se doter d’outils de veille et d’intelligence économique afin d’aider ses adhérents à mieux comprendre la typologie de certains marchés et les besoins de solutions (services, technologies, produits).
A la suite d’une série d’appels d’offre lancés au premier trimestre 2011, des partenaires ont été sélectionnés pour participer à cette initiative stratégique. Un accord de collaboration a ainsi été signé avec la société Frost & Sullivan pour avoir accès à sa base documentaire en santé et autonomie, permettant ainsi au CNR-Santé de disposer de données précises sur les marchés potentiels et leurs tendances, en France et à l’international.
Un accord de collaboration a également été signé avec le centre e-santé, basé à Toulouse afin de collaborer sur les outils de veille et sur la production de notes mensuelles d’expertise sur la télésanté, les pathologies chroniques et l’autonomie. Enfin un accord a été signé avec la société ON-MEDIO, éditeur du site Gérontechnologies.net, et la société MEDIALIS pour mettre en place une collaboration sur les Gérontechnologies. Les notes produites par ces différents partenaires sont publiées chaque mois dans la lettre d’information du CNR-Santé. Elles sont, par ailleurs accessibles dans la section Adhérent du site internet www.cnr-sante.fr.
En parallèle, au quatrième trimestre de l’année 2011, à la demande de plusieurs de ses adhérents, le CNR-Santé a lancé une consultation afin d’identifier un partenaire pour conduire une étude prospective sur «l’errance sécurisée». L’augmentation de la longévité permet en effet à de plus en plus de personnes âgées de vivre longtemps de manière autonome, à leur domicile ou dans des lieux de vie adaptés et de continuer à mener une vie sociale et active. Mais les personnes atteintes de maladies neurodégénératives (Parkison, Alzheimer – voir dossier) ou assimilées perdent assez rapidement la notion du temps et de l’espace. Certaines personnes n’osent plus sortir de peur de se perdre ; pour d’autres, c’est la famille, l’aidant ou encore le professionnel de santé qui leur déconseille ou leur interdit de sortir de leur lieu de vie, en raison des risques d’errance, consécutifs à leurs déficits cognitifs.
L’errance des personnes atteintes de maladies neurodégénératives était au centre du dernier colloque «Alzheimer et technologies» – voir dossier. Plusieurs exemples douloureux ont été donnés par les intervenants. Un médecin a raconté sa découverte d’une personne enfermée sur le balcon pour permettre au proche de partir faire des courses. Une femme a raconté l’errance de son mari, souffrant de la maladie d’Alzheimer, qui a erré pendant plusieurs heures dans un monde devenu inconnu et menaçant, et qui a mis plusieurs mois à se remettre de cet épisode de fugue en raison des traumatismes physiques. Organiser des périodes de répit pour les aidants est un vrai enjeu. La fondation Malakoff Méderic a d’ailleurs publié une note de synthèse tout à fait intéressante sur ce sujet :
Source : http://www.fondation-mederic-alzheimer.org/fre/Observatoire-national-et-international/Repit-des-aidants
Retrouver ces «disparus» nécessite d’utiliser des moyens souvent considérables : services de secours et de sécurité, gendarmerie. Ils ne sont pas toujours «retrouvés» suffisamment tôt. Mais d’un autre côté, empêcher les personnes atteintes de maladies neuro-dégénératives d’errer, les priver de toute liberté de mouvement, par une forme de contention, chimique ou physique, est désormais perçu comme une forme de maltraitance.
Plusieurs départements en ont pris conscience et ont commencé à agir sur ce sujet. Le Conseil Général de Haute Savoie a ainsi lancé une expérimentation de technologies de localisation (voir l’article sur le programme ESTIMA). En Janvier 2012, lors d’une conférence de presse, le Conseil général des Alpes Maritimes a également indiqué son intention de généraliser l’usage de technologies de géolocalisation. L’étude publiée par le numéro de novembre 2011 de la revue «60 millions de consommateurs» souligne que des progrès sont encore possibles pour certains dispositifs. Mais, comme l’a montré l’étude ESTIMA, lorsqu’elles sont bien mises en œuvre par des professionnels formés et outillés, des solutions existent désormais pour permettre aux personnes d’errer dans une plus grande sécurité.
De nouvelles approches de géolocalisation sont en cours de développement. Le CNR-Santé a ainsi été associé à la mise en place d’un projet collaboratif, labellisé par ses adhérents, les pôles de compétitivité Aerospace Valley et Cancer Bio Santé, nommé SACHA (Search And Computerize Human Acts), porté par la société SigFox Wireless en partenariat avec Telecom Design, Coverlink, le LAAS-CNRS et le Centre Hospitalier du Val d’Ariège.
Ce projet a été retenu au 12ème Appel à Projets du Fonds Unique Interministériel. Il vise à mettre au point une solution de suivi longue portée des personnes âgées fragiles, dépendantes ou démentes par un système intégré de contrôle de fugue (géolocalisation), de contrôle d’accès et de détection de chutes. D’autres solutions sont également à l’étude. Un dossier technologique présentant les différentes alternatives est en cours de rédaction par le centre e-santé, également étroitement associé au montage du programme SACHA. Il sera disponible au cours du second trimestre 2012.
Le préambule à l’amélioration continue du contenu des nouveaux services et produits, est une bonne compréhension des usages et les besoins des utilisateurs en solutions (services, technologies) afin de permettre une «errance sécurisée» dans leurs lieux de vie, aux patients souffrant de maladies neuro-dégénératives. Le terme utilisateur recouvre à la fois le patient, l’aidant ou encore le professionnel de santé.
La consultation lancée par le CNR-Santé va permettre à ses adhérents de disposer d’une note de synthèse décrivant :
Cette étude sera disponible à la fin du second trimestre 2012.
Pour en savoir plus
>> www.bluelinea.com